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Comment devenir manager de transition ?

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Vous êtes un cadre de haut niveau et souhaitez réorienter votre carrière et proposer vos services aux entreprises ? Connaissez-vous le métier du manager de transition ?

Plébiscité par un nombre croissant d’entreprises allant de la start-up aux grands groupes internationaux, ce métier s’est installé dans le paysage de la prestation intellectuelle à forte valeur ajoutée en France et à l’international. Nous vous proposons notre guide complet 2021 pour vous lancer sereinement dans ce métier exigeant et enrichissant.

Un homme d'affaires en costume bleu à côté de la fenêtre de son bureau de travail.

Qu’est-ce qu’un manager de transition ?

Un manager de transition est une femme ou un homme qui intervient auprès des entreprises pour résoudre des situations sensibles ou complexes. Il s’agit d’un cadre de haut niveau ou ancien dirigeant qui utilise ses expériences managériales, son savoir-faire et ses expertises pour mener à bien les missions qui lui sont confiées et ce, de manière limitée dans le temps.

Il est généralement sollicité par la Direction Générale et/ou les associés de l’entreprise qui ont besoin d’une aide externe pour passer un cap ou une transformation (remplacement temporaire d’un dirigeant, croissance externe, restructuration, revente, fusion-acquisition, gestion de crise, etc.). Le manager de transition réalise sa mission pendant une période définie à l’avance avec des objectifs fixés ainsi que les résultats attendus. Le caractère temporaire de la mission généralement d’une durée de 3 mois à 2 ans, en fonction de l’ampleur de la transformation, lui permet d’agir toujours dans l’intérêt de l’entreprise, en toute objectivité, sans enjeux politiques ni carriériste.

Qui sont les managers de transition ?

Le baromètre 2019 de France Transition présente une évolution concernant la typologie des managers de transition. Il est à noter que cette activité est exercée par 27% de femmes avec une forte progression de 5 points par rapport à 2018. 40% des managers de transition en 2019 sont des primo accédant (première mission en management de transition) contre 29% en 2018. Les tranches d’âge des managers de transition n’ont pas évolué, avec une forte proportion pour les 50-59 ans, suivi des 40-49 ans.

L’Ile de France est toujours la région qui fait le plus appel aux managers de transition mais nous constatons une baisse significative de 6 points par rapport à 2018. L’Auvergne-Rhône-Alpes attire de plus en plus de managers de transition avec une croissance de 6 points en 2019 pour atteindre 18% de la population.

Chiffres sur la répartition Homme/Femme au poste de manager de transition.

Quel est le profil et les qualités du manager de transition ?

Un manager de transition est un professionnel ayant eu une ou des expériences en tant que dirigeant ou piloté plusieurs projets complexes avec succès. Le manager doit avoir une expertise sur son socle métier, que cela soit la direction générale, les ressources humaines, la finance, les systèmes d’information, les achats ou la logistique, etc. Le manager de transition intervient auprès des entreprises pour apporter des solutions concrètes et opérationnelles pour passer le cap d’une transformation, d’une restructuration, d’une gestion de crise ou encore dans le cadre d’un projet stratégique.

Les entreprises font appel au manager de transition pour bénéficier d’un savoir-faire avéré liés aux expériences du dirigeant. Il s’agit généralement d’un cadre de haut niveau, ayant au moins une quinzaine d’années d’expériences dans des postes de direction, à forte responsabilité ou managériales.

Outre ces compétences, les principales qualités du manager de transition sont les suivantes.

Une grand adaptabilité et réactivité

Les entreprises qui font appel à un manager de transition s’attend à ce qu’il soit opérationnel à 100% très rapidement. La mission confiée est pour une période limitée dans le temps, le manager de transition doit s’adapter dans un délai très court à l’environnement, appréhender la culture d’entreprise, les enjeux et les contraintes. Le succès de sa mission repose également sur sa capacité à être réactif dans la prise de décision et dans la mise en œuvre de solutions face à des situations complexes et/ou d’urgence.

Une grande résistance au stress

Le manager de transition intervient pendant une période charnière pour l’entreprise où la pérennité est souvent en jeu. Il peut être amené à avoir de grandes responsabilités, prendre des décisions difficiles et faire face à des situations complexes (licenciement, PSE, etc.). Le manager de transition doit être capable de gérer la pression et une grande résistance au stress est une qualité obligatoire pour le manager de transition.

Un leadership

Le manager de transition doit avoir une autorité naturelle pour imposer son leadership, mobiliser les équipes et faire adhérer au changement. Pour ce faire, il doit être capable de construire un argumentaire solide pour convaincre et faire adhérer. L’écoute et l’ouverture d’esprit sont également sont également des qualités essentielles, lui permettant de comprendre les motivations profondes et les freins des équipes. Le manager de transition doit être objectif et garder sa neutralité pour prendre des décisions qui peuvent être parfois difficiles. Ainsi il doit savoir parfois faire preuve de fermeté.

Une neutralité et un objectif orienté résultat

Le manager de transition n’a pas de passé et ni d’avenir au sein de l’entreprise qui l’emploie. Il n’a pas de logique de pouvoir et les enjeux carriéristes lui sont indifférents. Il réalise sa mission en toute objectivité et neutralité et ce qui l’importe est d’atteindre les résultats attendus par la mise en œuvre de solutions concrètes pour accompagner l’entreprise.

Pourquoi devenir manager de transition ?

Certains cadres de haut niveau ne souhaitent plus faire carrière au sein d’une entreprise et font le choix de s’épanouir en réalisant des missions à haute valeur ajoutée. La découverte de nouvelles organisations, la diversité des environnements et des problématiques à adresser permettent au manager de transition de s’enrichir intellectuellement et de s’épanouir.

Le manager de transition réalise ce métier par conviction, chaque mission est un nouveau défi à relever, avec des enjeux différents. Le manager de transition apporte une réelle valeur ajoutée à l’entreprise et c’est ce qui l’attire : faire bénéficier à l’entreprise et aux équipes ses compétences et expériences, ce qui donne du sens à ses missions.

Le manager de transition est une femme ou un homme libre : libre de choisir ses missions, libre de fixer ses tarifs, libre d’organiser son temps en accord avec l’entreprise qui l’emploie. C’est un des attraits de ce métier. De plus, sa position d’intervenant externe, pendant une période limitée, lui permet d’être libre de toute considération politique interne ou carriériste, pour se concentrer uniquement sur la réalisation de sa mission et la réponse aux objectifs attendus.

Comment devenir manager de transition ? Quelles sont les formes de contractualisation ?

Vous pouvez exercer votre métier de manager de transition sous différentes formes.

Tout d’abord, l’entreprise peut vous solliciter directement et vous proposer d’exercer une mission de management de transition par la signature d’un CDD. Attention, le renouvellement du CDD est encadré et limité.

Vous pouvez choisir de créer votre société unipersonnelle (SASU, EURL) et proposer vos services directement aux clients ou aux EMT (Entreprises de Management de Transition) dont le rôle sera de vous proposer des missions correspondant à vos expériences et expertise, d’être en support et de vous accompagner.

Enfin, le portage salarial est un mode d’organisation plébiscité par les managers de transition, leur permettant d’exercer leur métier en toute autonomie et liberté, à l’instar du statut indépendant via une société unipersonnelle, et bénéficier du statut de salarié et de tous les avantages sociaux.

Manager de transition indépendant, quel statut choisir ?

Vous souhaitez devenir manager de transition et hésitez entre la création d’une société unipersonnelle et le portage salarial ? Nous vous présentons ici les avantages et inconvénients de ces différents statuts.

La micro-entreprise ou l’entreprise individuelle

La micro-entreprise (auto-entrepreneur), limitée par un plafond de chiffre d’affaires de 72 600 € pour l’année 2021, n’est pas un régime adapté pour le manager de transition, qui va généralement dépasser ce montant sous quelques mois. Il perdra le bénéfice de ce micro-régime (exonération de cotisations sociales et fiscales) très rapidement et continuera à exercer en Entreprise Individuelle.

L’EI est un statut possédant de nombreux inconvénients :

  • Pas de capital social : L’entreprise individuelle n’a pas de capital social, le manager de transition ne peut donc pas s’associer par la suite. De plus, sa crédibilité financière est limitée.
  • Pas de régime social et fiscal avantageux : le manager de transition exerçant sous le statut d’Entreprise Individuelle ne bénéficiera pas d’exonération de cotisations sociales et fiscales.
  • Pas de simplification administrative : la micro-entreprise permet de bénéficier d’une comptabilité simplifiée, ce qui n’est pas le cas de l’EI. De plus, tous les formalismes sont à respecter comme toute société.
  • Peu de protection : le manager de transition va exercer sous nom propre, ce qui signifie que les patrimoines personnels et professionnels sont confondus. Pour protéger ses biens personnels, le manager peut opter pour le régime de l’EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée). De plus, l’EI ou l’EIRL doit payer ses cotisations au SSI (Sécurité Sociale des Indépendants), il exerce en tant que TNS (Travailleur Non Salarié) et ne peut bénéficier de bulletin de salaire.

La création d’une société unipersonnelle

Vous pouvez opter pour la création d’une société unipersonnelle, que cela soit une SASU ou une EURL. Vous pourrez ensuite la transformer en SAS ou SARL si vous souhaitez vous associer avec d’autres partenaires.

Le souhait de créer une société est propre à chacun : envie d’avoir sa propre structure, d’exercer sous sa marque commerciale, de créer une offre de services et la vendre pour le compte de son entreprise. Ainsi vous devenez indépendant, vous gérez votre activité à votre guise, en toute autonomie et liberté.

Une des principales différences entre la SASU et l’EURL est votre régime social en tant que dirigeant.

  • En SASU, vous êtes Président associé unique, vous êtes « assimilé salarié » et pouvez vous octroyer des bulletins de salaires. Ainsi vous cotisez à l’URSSAF comme tout salarié sauf à l’assurance chômage.
  • En EURL, vous êtes gérant associé unique, vous cotisez au SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) et exercez en tant que TNS (travailleur non salarié).

Les formalismes de création d’une SASU ou d’une EURL sont identiques, les démarches sont les suivantes :

  • Constituer les statuts de la société ;
  • Ouvrir un compte professionnel et déposer un capital social (le minimum est de 1€ mais nous vous conseillons de déposer un minimum pour votre crédibilité) ;
  • Publier les annonces légales ;
  • Immatriculer l’entreprise auprès du greffe.

Une société doit également être gérée, le coût et le temps passé ne sont pas anodins :

  • Réaliser toutes les démarches administratives, déclarations sociales et fiscales ;
  • Émettre les contrats avec les clients, facturer et recouvrir aux règlements ;
  • Tenir la comptabilité et réaliser le bilan annuel ;
  • Souscrire aux assurances obligatoires à l’exercice de votre métier, notamment la responsabilité civile et professionnelle.

Il est à noter qu’en étant dirigeant d’une société, vous ne pouvez pas bénéficier de l’assurance chômage. Cependant, le décret n°2019-796 du 26 juillet 2019, permet, depuis le 1er novembre 2019, aux travailleurs indépendants de prétendre à l’assurance chômage sous certaines conditions :

  • La société doit faire l’objet d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire ;
  • Le dirigeant doit avoir justifié d’une activité non salariée pendant une durée minimale ininterrompue de 2 ans au titre d’une seule et même entreprise ;
  • Il doit être à la recherche effective d’un emploi ;
  • Il doit justifier, au titre de son activité non salariée, de revenus égaux ou supérieurs à 10 000 euros par an.
  • Le travailleur indépendant pourra bénéficier d’une allocation journalière de 26,30 euros pendant 6 mois (182 jours calendaires).

Le portage salarial pour exercer son métier de manager de transition

Le portage salarial est un statut idéal pour le manager de transition car il permet de bénéficier de la liberté de l’indépendant et du statut sécurisant du salarié.

Le métier de manager de transition est passionnant mais également très exigeant. Le manager doit dédier tout son temps professionnel à la réalisation de la mission et répondre aux attentes de l’entreprise qui l’emploie. C’est la raison pour laquelle de nombreux managers utilisent le dispositif du portage salarial pour être accompagné et se décharger de toutes les tâches administratives.

Le portage salarial se base sur une relation tripartite : le manager signe un contrat de travail avec la société de portage, cette dernière signe le contrat de prestation avec l’EMT (ou le directement le client), la société de portage facture les prestations et édite les bulletins de salaire.

Avec ce mode d’organisation, le manager de transition délaisse toute la gestion administrative, sociale et fiscale. C’est la société de portage qui se charge de tout ! Le manager n’a plus besoin de créer une EI ou une société unipersonnelle pour réaliser ses missions et facturer ses honoraires.

Outre l’indépendance et la liberté de ce statut (choisir ses missions, organiser son temps, etc.), le manager de transition bénéficie de la protection sociale du salarié, notamment l’assurance chômage et la retraite des salariés cadres, un vrai avantage pour les travailleurs qui exercent souvent ce métier en fin de carrière.

Les formations pour devenir manager de transition

Sachez que vous pouvez exercer le métier de manager de transition sans suivre une formation spécifique. Les cabinets, EMT, entreprises clientes ne vous exigeront pas une certification ou formation en Management de Transition pour vous solliciter. Ce sont vos expériences, vos compétences, votre personnalité et votre état d’esprit qui vont assoir votre légitimité vis-à-vis de vos interlocuteurs et ainsi obtenir des missions en management de transition.

Face à la recrudescence des demandes de managers de transitions, certaines écoles et groupes universitaires proposent des formation continue et des Executive Master, telles que l’Université Paris-Dauphine, l’école de management Audencia ou l’ESCP.

Enfin, France Transition, Fédération des Acteurs du Management de Transition, a créé en 2016 l’IFMT, l’Institut de Formation au Management de Transition. L’IFMT est un institut Datadocké et référencé chez DOKALIO IDF et propose des formations pour les managers souhaitant devenir manager de transition ou les managers ayant déjà réalisé au moins deux missions de management de transition.

Enfin, si vous souhaitez progresser sur des compétences précises, n’hésitez pas à contacter les organismes de formation spécialisés qui pourront vous accompagner dans votre acquisition et votre montée en compétences.

Manager de transition, comment fixer son tarif ?

Sachez que d’après France Transition, le salaire d’un manager de transition est situé entre 120 000 euros et 150 000 euros brut annuel, avec un minimum de 80 000 euros.

Si vous souhaitez proposer vos services en tant qu’indépendant, avec votre propre structure ou en utilisant le portage salarial, vous devrez prendre en compte plusieurs facteurs pour fixer votre prix. Le taux de facturation journalier pratiqué par le marché du management de transition est généralement situé entre 800 € et 1 200 € HT par jour et peut dépasser 1 500 € pour les postes de Direction Générale.

Pour fixer votre prix, vous devez prendre en compte les facteurs suivants :

  • Votre profil : si vous avez une expertise rare, peu disponible sur le marché, vous pouvez prétendre à un tarif plus élevé. Si vous débutez dans le management de transition, vous pouvez adapter votre prix pour décrocher les premières missions ;
  • La nature et le contexte de la mission : vous pouvez adapter votre prix en fonction de la complexité de la mission et du niveau de responsabilité ;
  • Le lieu de la mission : généralement une mission en région parisienne sera mieux facturée qu’en Province. Si la mission nécessite des déplacements, prenez en compte ces frais dans votre tarif (train, voiture, logement, etc.) ;
  • La durée de la mission : si la mission est à temps partiel ou pour une durée très courte, vous pouvez majorer votre prix.

Manager de transition, comment trouver une mission ?

Vous souhaitez vous lancer en manager de transition ? Comment pouvez-vous trouver une mission ? Il existe plusieurs canaux que vous pouvez utiliser.

Cultivez votre réseau

Vous avez nécessairement eu une carrière enrichissante, faite de projets et de rencontres. N’hésitez pas à solliciter vos proches, vos anciens collaborateurs qui ont dû évoluer vers d’autres aventures. Il existe des associations et groupes pour les managers de transition. Ce sont généralement des groupes d’entraide, qui vous permettront de vous faire connaitre et potentiellement générer des opportunités business. Soyez dans le partage, faites des recommandations, faites valoir votre savoir-faire et vous serez également recommandé !

Faites de la prospection commerciale

Utilisez LinkedIn, le réseau social plébiscité par les professionnels, comptant 722 millions de membres dans le monde dont 20 millions en France. La plateforme réunit plus de 840 entreprises et est la plus utilisée par les entreprises de toute taille. Répondez aux annonces d’emploi de management de transition publiées par les entreprises, qui utilisent de plus en plus ce canal. Rendez-vous visible en étant proactif, participez aux groupes de discussion, publiez des post et des articles. Mettez sur votre profil que vous êtes disponible pour travailler.

Contactez les EMT, cabinets spécialisés en management de transition

Contactez les Entreprises de Management de Transition qui pourront vous proposer des opportunités de missions. Ces entreprises sont déjà reconnues sur le marché, ont un portefeuille clients et pourront être à même à vous proposer des missions correspondant à vos attentes. Ils vous accompagneront pendant toute la durée de la mission et créeront un vrai partenariat avec vous pour d’autres opportunités futures.

L’écosystème du manager de transition

Le métier de manager de transition s’est fortement développé dans les années 2000 en France. Depuis, de nombreux acteurs sont apparus, faisons un tour sur cet écosystème.

France Transition

France Transition, Fédération des Acteurs de Management de Transition est un syndicat professionnel, crée en novembre 2019, suite au rapprochement de 2 organisations : la FNMT (Fédération Nationale du Management de Transition) et le SNMT (Syndicat National du Management de Transition). Les objectifs de ce syndicat sont de représenter la diversité des acteurs du Management de Transition, d’informer en publiant des baromètres annuels et les études XERFI, de promouvoir ce métier sous toutes ces formes et ainsi faire évoluer le cadre législatif et normatif. L’organisation compte 26 membres, principalement des EMT.

Les associations

Il existe des associations regroupant les managers de transition, partageant la même vision et les mêmes valeurs de ce métier. Il s’agit d’un groupe d’entraide, de partage, d’échange sur des opportunités de missions. Les associations réalisent la promotion de ce métier et mettent en avant leurs membres. Nous pouvons citer A2MT, AMADEUS EXECUTIVES, Le Réseau Aparté, SKILLS ALLIANCE et MAESTRO.

Les EMT (Entreprises de Management de Transition) ou cabinets spécialisés en management de transition

Ce sont les entreprises qui placent en mission les managers de transition et facturent l’intégralité de la prestation. Les managers de transition exercent généralement sous un statut indépendant : SASU, EURL, Portage Salarial.
Il existe 3 types d’acteurs qui sont les « Pure-Players », les « Occasionnels » et les « Plateformes d’Intermédiation ».

Les EMT « Pures-Players » sont des spécialises du Management en Transition. Ils réalisent la majorité du chiffre d’affaires sur ce métier (plus de 80%). Ils ont un réseau de managers, placent ces intervenants de haut niveau au sein des entreprises clientes, suivent les missions et prennent en charge tous les aspects contractuels. Nous pouvons citer Delville Management, Valtus, EIM, X-PM, IMT Partners, MPI Executive, NIM Europe, Wayden, Reactive Executiven, etc.

Les EMT dits « Occasionnels » sont principalement des cabinets RH ou des cabinets de recrutement internationaux. Le Management de Transition n’est pas leur activité principale. Ils s’appuient sur leurs réseaux et leur cœur de métier pour proposer des offres de services en Management de Transition, complémentaire à leur activité. Quelques cabinets qui ont développé des offres de Management de Transition : Robert Walters, Robert Half, Michael Page, Badenoch and Clark (groupe Adecco), Arthur Hunt, etc.

Les EMT « Plateformes d’Intermédiation » : la digitalisation a fait apparaitre des plateformes d’intermédiation spécialisées dans le métier du Management de Transition, à l’instar des plateformes spécialisées dans l’IT ou le Digital. Elles référencent les managers de transition, mettent en avant les compétences et expertises et permettent aux entreprises clientes de pouvoir les solliciter par leur intermédiation : ADEQUANCY, COMATCH, FIT IN NETWORK®, IMMEDIA, COLIBEE, 400 Partners, etc.

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